Chats errants dans l'agglo bisontine : il faut agir !

20/07/2015 20:06

CHATS ERRANTS DANS L’AGGLO BISONTINE : IL FAUT AGIR !

3 à 4.000 chats errants vivraient dans l’agglo bisontine selon la SPA, qui enjoint la ville de procéder à des campagnes de stérilisation.

20/07/2015 à 05:00 , actualisé à 08:01Vu 1605 fois
 
 
 
 
 
 
La SPA aimerait que la ville prenne à son compte la stérilisation des chats errants, comme la loi l’y oblige depuis le début de l’année. Photo d’archives Francis REINOSO

La SPA aimerait que la ville prenne à son compte la stérilisation des chats errants, comme la loi l’y oblige depuis le début de l’année. Photo d’archives Francis REINOSO

Depuis le 1er janvier 2015, la loi protège les chats errants. Auparavant, ces animaux pouvaient être amenés en fourrière sans autre forme de procès, pour peu qu’ils soient non identifiés, sans propriétaire, et qu’ils vivent en groupe dans un lieu public. A demi-sauvages, ils étaient de facto écartés de toute adoption, et promis à l’euthanasie.

« Désormais, les chats sans maître doivent être stérilisés, identifiés et relâchés sur les lieux où ils ont été capturés », se félicite Françoise Dodane, la présidente de la SPA de Besançon. « Une fois stérilisés », assure-t-elle, « ils se bagarrent moins, ne marquent plus leur territoire à l’urine, ne miaulent plus en période de reproduction, et ne propagent plus de maladies. Et bien entendu, ils ne se multiplient plus, ce qui rend leur présence plus acceptable. »

Il y aurait entre 3 et 4.000 chats errants dans l’agglomération bisontine, avec des concentrations importantes à Planoise, aux Orchamps, à Bregille… « Chaque année », note la présidente de la SPA, « nous procédons à des campagnes de stérilisation. En 2014, 288 chats ont été stérilisés, particulièrement à Velotte. L’année d’avant, nous avions traité la colonie qui vivait du côté de la tour de la Pelote. En dix ans, nous avons stérilisé plus de 2.500 chats », estime Françoise Dodane.

Le problème, pour une association telle que la SPA, est que cet acte vétérinaire coûte cher. Une castration ou une ovariectomie engage des frais de 80 à 100 € par chat. « Ce qui représente un budget annuel de 15 à 20.000 euros », calcule Françoise Dodane. Une présidente qui, dès lors, aimerait bien que la ville prenne ses responsabilités dans ce domaine : « La SPA et les associations de sauvegarde des chats ne peuvent pas éternellement se substituer à la commune. Il y a quelques années, les services de la ville avaient envisagé des campagnes de stérilisation, et puis c’est tombé à l’eau. Maintenant, c’est devenu obligatoire ».

Françoise Dodane cite les exemples de petites communes comme Ougney-Douvot ou Flagey-Rigney, « qui ont stérilisé leurs chats errants. Aujourd’hui, leur problème est réglé ».

Un pic de chatons en juillet

C’est sans doute au mois de juillet que les nuisances liées aux chats errants sont les plus sensibles. Les chattes peuvent en effet avoir deux portées par an, une en hiver, l’autre en été. Ainsi, les petits du mois de juillet s’ajoutent à ceux, pas encore adultes, du mois de février, augmentant d’autant les populations. Pas vaccinés, pas déparasités, les chats de rue ont peu de chances d’échapper à des maladies telles que le coryza, le typhus ou la leucose. La faim, voire la maltraitance ou l’empoisonnement, strictement interdits, s’ajoutent aux risques qui pèsent sur des chats non stérilisés. On estime que 80 % des chats errants meurent dans leur première année d’existence.

Serge LACROIX

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